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1. Ingrédients, rendement et préparation

Le résultat visé est une pizza de 30 cm environ, au bord levé et au centre souple. On ne cherche ni une base de cracker ni une pâte à pain épaisse. La réussite se juge sur l’ensemble : ouverture, tenue, cuisson du dessous, texture du bord et équilibre de garniture. Un bord très gonflé sur une photo ne suffit pas.
| Ingrédient | Masse | % de farine | À contrôler |
|---|---|---|---|
| Eau | 367,8 g | environ 60 % | Eau potable non gazeuse ; 16–22 °C, choix MPT : 20 °C |
| Levure fraîche | 0,7 g | 0,114 % | Ne pas confondre avec la levure sèche |
| Sel marin | 18,4 g | 3,001 % | Pesé, pas mesuré à la cuillère |
| Farine 00 | 613,1 g | 100 % | Choix MPT : W 280–310 ; P/L 0,50–0,70 ; protéines 12–13 % |
| Total | 1 000 g | Avant pertes |
Rendement expliqué. Les ingrédients totalisent 1 000 g avant pertes, soit quatre portions théoriques de 250 g. Pèse la pâte récupérée : les résidus au bol et aux outils diminuent le rendement. Si tu compenses une perte mesurée, augmente tous les ingrédients proportionnellement.
La base MPT équivaut à 1 litre d’eau, environ 1 667 g de farine, 50 g de sel et 1,90 g de levure fraîche : elle se situe dans les plages de dosage du document. L’eau est pesée avec la convention culinaire 1 litre ≈ 1 000 g. Le pourcentage d’eau est calculé sur la farine : 367,8 ÷ 613,1 × 100. Il n’indique pas le pourcentage d’eau dans la masse totale. Le règlement demande une pâte directe, commencée par l’eau, sans huile, graisse ni sucre dans la pâte. L’huile de garniture est distincte. La farine 00 décrit un classement, pas à elle seule la force ou la capacité d’absorption. Vérifie les données du produit ; un remplacement par n’importe quelle farine 00 peut changer la tenue. La levure fraîche doit être conservée et utilisée selon son emballage. Le règlement admet la levure sèche de boulanger à un tiers de la masse fraîche (ici environ 0,233 g), mais le calculateur conserve la levure fraîche. Ne pas employer de levure chimique ou d’améliorant. Le levain est une autre possibilité mentionnée par le règlement ; il n’est pas une substitution automatique dans cette recette directe.
Critères des matières premières AVPN
La farine de blé tendre 00 ou 0 est prévue ; un ajout de farine de type 1 de 5 à 20 % maximum est permis, sans être utilisé dans cet exercice. Pour la 00 : absorption de référence 55–62 %, stabilité 4–12 min, gluten sec 9,5–11,5 %, cendres < 0,55 et indice de chute 250–400. Pour la 0 : P/L 0,55–0,70, protéines 11–13,5 %, stabilité 8–14 min, cendres < 0,65 et indice de chute > 250 ; W et gluten sec restent dans les mêmes plages. Consulter la fiche fournisseur plutôt que déduire ces valeurs du seul numéro de farine. L’absorption de laboratoire n’est pas le pourcentage d’eau à imposer à toute recette.
L’eau doit être potable, non gazeuse, de dureté moyenne ; le document indique pH 6–7 et 16–22 °C. Il privilégie le gros sel marin. La dose de levure fraîche de référence va de 0,1 à 3 g par litre d’eau selon le contexte. Le choix MPT de 0,7 g pour 367,8 g d’eau n’est pas une prédiction universelle de fermentation.
Préparer le poste
- Une balance pour le lot et une balance adaptée à la pesée de 0,7 g. Vérifie tare, stabilité et répétabilité ; une graduation fine ne prouve pas la justesse.
- Un récipient de mélange, une corne, une spatule alimentaire, des bacs avec couvercles et assez de place entre pâtons.
- Un thermomètre propre pour l’eau et la pâte ; un moyen de relever la température du local pendant la fermentation.
- Une pelle d’enfournement, un outil de rotation et un four adapté. Respecter les conditions d’installation et la notice ; un four réservé à l’extérieur ne s’utilise pas à l’intérieur.
Prépare aussi un journal : date, ingrédients, masses, températures, heures et observations. Pour un premier essai, conserve la formule et les conditions indiquées autant que possible. Si la pièce est à 27 °C, tu n’es plus dans les conditions prescrites : ne conserve pas aveuglément les mêmes durées.
Ta première fournée : les pesées à utiliser
Le mode « portions exactes » calcule la pâte nécessaire avant pertes. Il ne prédit pas la fermentation ni la capacité du pétrin.
La formule ci-dessus reste la référence. Les arrondis sont affichés séparément des valeurs de calcul.
Production — passer à 12 ou 40 pizzas
À 250 g, 12 pizzas demandent 3 000 g de pâte nette et 40 pizzas 10 000 g. Pour conserver les proportions, multiplier chaque masse originale par la masse cible divisée par 1 000. Prévoir ensuite les pertes mesurées, sans les ajouter uniquement en eau. Vérifier capacité et charge minimale du pétrin, place en bacs, température des lots et cadence du four. Doubler le lot ne signifie pas doubler le temps de pétrissage.
2. Mélanger et pétrir à la main
Une des deux voies possibles. Ne pas enchaîner avec le pétrissage mécanique comme une étape supplémentaire.
Les chiffres de cette leçon décrivent le lot de référence : 367,8 g d’eau, 18,4 g de sel, 0,7 g de levure fraîche et 613,1 g de farine. Si tu utilises le calculateur, remplace toutes ces masses par tes pesées personnalisées, sans mélanger les deux lots. Commence par l’eau. Cette séquence suit le principe de mélange direct du règlement, sans préferment ni ajout de matière grasse.
- Verser l’eau. Mets les 367,8 g dans le récipient et relève sa température, dans la plage 16–22 °C du document.
- Dissoudre le sel. Incorpore les 18,4 g sans laisser de cristaux rassemblés.
- Disperser la levure. Ajoute les 0,7 g et commence immédiatement l’incorporation de farine. Le règlement demande d’éviter un contact direct sel–levure supérieur à 5 minutes ; ne laisse pas la levure attendre sur du sel concentré.
- Ajouter la farine. Incorpore progressivement les 613,1 g en récupérant les bords et le fond. Tous les ingrédients sont déjà comptés : ne rajoute pas de l’eau « pour la levure ».
- Développer. Sur un plan alimentaire propre, replie et presse doucement, puis réoriente la masse sans arracher la surface. Il n’y a pas ici de durée manuelle obligatoire : arrête sur l’état de pâte.
- Contrôler. La pâte doit former une masse homogène, humide mais non collante, souple et facile à retirer. Relève durée et température, puis protège la masse du dessèchement.

Voir la fiche : incorporation incomplète, pâte cohérente ou pâte qui se dégrade
Le test de membrane, expliqué
Prélève un petit morceau et étire-le doucement entre les doigts. Une masse qui casse immédiatement sans s’amincir n’a pas le même état qu’une membrane qui s’étend presque jusqu’à la transparence. La tenue de cette membrane aide à apprécier le développement de la pâte. Ne tire pas d’un coup et ne prends pas la taille d’un trou isolé pour un verdict.
Combine le test avec trois autres observations : absence de grumeaux secs, surface plus cohérente et capacité à s’étirer sans déchirure immédiate. Une pâte qui chauffe et se dégrade ne se corrige pas en pétrissant indéfiniment pour obtenir une membrane parfaite. La farine, la température et la manière de prélever influencent l’observation.
Toutes les masses sont incorporées ; la pâte est cohérente ; tu as enregistré température et durée. Si elle colle, distingue une adhérence normale d’un défaut d’incorporation avant de rajouter de la farine. Toute correction pesée transforme la formule initiale et doit être notée.
3. Alternative : mélanger au pétrin
Choisis cette voie à la place du travail manuel. Les masses ci-dessous décrivent le lot de référence ; utilise toutes les pesées personnalisées du calculateur si tu as changé le rendement.
Le règlement prévoit les pétrins à fourche, à spirale ou à bras plongeants, à cuve rotative et angles arrondis. Un robot domestique d’un autre type n’est pas automatiquement un matériel conforme. Vérifie charge minimale, capacité, vitesse et notice.
- Verser les 367,8 g d’eau dans la cuve, puis dissoudre les 18,4 g de sel.
- Ajouter la levure fraîche et démarrer sans la laisser attendre au contact du sel concentré.
- Incorporer progressivement les 613,1 g de farine. Le règlement donne environ 10 minutes pour cet ajout, selon technique et machine : éviter les grumeaux et chercher une masse cohérente.
- Poursuivre le développement selon l’état de pâte et le matériel. Le texte fixe un maximum de 20 minutes pour cette phase suivant l’ajout ; ce n’est ni une obligation de pétrir 30 minutes, ni une raison de continuer quand la pâte est déjà prête.
- Arrêter avant raclage, mesure ou prélèvement. Rechercher une pâte homogène, souple, humide mais non collante et facile à retirer.
Ne mets jamais la main ni une spatule dans la cuve en mouvement. Un travail excessif échauffe et peut dégrader la pâte. Une membrane parfaite n’est pas une consigne de prolonger indéfiniment le pétrissage.
Production — chaleur et répétabilité
La plage d’eau de 16–22 °C n’est pas une température finale de pâte garantie. Mesure eau, farine, local et pâte en sortie, et relève charge et durée. Le règlement joint ne fixe pas une température finale unique de pâte ; n’en invente pas une comme exigence AVPN. Le coefficient de chauffe dépend du matériel, de la charge et du procédé.
4. Fermentation en masse — bulk ferment

Le cadre AVPN : fermentation totale de 12 à 24 heures, pointage et apprêt compris. Le texte ne prescrit pas une durée fixe de pointage. Les conditions idéales de chambre indiquées sont 18–20 °C et 60–70 % d’humidité. Le pointage MPT de 12 h utilisé dans le planning ci-dessous est un exemple d’organisation à tester, pas une règle AVPN. On parle de pointage parce que la pâte évolue avant sa division. La levure produit du gaz et des transformations se poursuivent dans la pâte ; volume, résistance et extensibilité n’évoluent pas indépendamment du temps et de la température.
- Préparer un plan de travail alimentaire propre ; le règlement décrit le repos de la masse sur le plan, sous un linge humide propre.
- Déposer la masse et la couvrir avec ce linge pour limiter le dessèchement. Ne pas laisser une peau se former sur le dessus.
- Marquer l’heure de départ et décrire la forme initiale de la masse sur le plan, sans lui imposer un doublement de volume. Mesurer l’environnement réellement subi.
- Observer au cours du planning choisi : volume, bulles visibles, tenue et souplesse. Écrire les observations sans multiplier les manipulations.
- Diviser dans la fenêtre choisie et documentée. La recette ne prescrit pas ici un doublement exact de volume comme seul critère.
Planning travaillé
Exemple MPT à tester à 20 °C : 12 h de pointage, puis division et boulage, puis 8 h d’apprêt. Pour ouvrir vers 19 h, terminer le boulage vers 11 h ; avec 15 minutes réservées au boulage, diviser vers 10 h 45 et terminer le mélange la veille vers 22 h 45. Le total est alors de 20 h 15, manipulations comprises. Les 12 h + 8 h sont un choix pédagogique, pas une prescription AVPN ni une garantie de maturité. Garde le total dans la fenêtre de 12–24 h et contrôle l’état de pâte.
Si la température s’écarte nettement du protocole, le planning cesse d’être une prévision fiable. Pour débuter, rapproche l’environnement des conditions de référence plutôt que de cumuler une autre farine, une autre levure et une autre température. Le froid n’est pas une étape de la branche principale présentée ici.
Variante d’organisation — à tester séparément
Une autre organisation consiste à diviser et bouler après une heure de pointage, puis à poursuivre la fermentation nocturne en pâtons. Ce n’est pas le planning choisi pour l’exercice. Si tu l’étudies, garde une durée globale entre 12 et 24 h, documente les conditions et ne présente pas cette répartition comme une prescription AVPN.
5. Diviser — divide

Ton objectif MPT : 250 g par pâton, pour environ 28–30 cm. Le règlement donne 200–280 g pour 22–35 cm, avec proportionnalité entre masse et diamètre (exemples : 200 g pour 22–24 cm ; 280 g pour 28–35 cm). Ce ne sont pas deux réglages indépendants. Prépare la balance, la corne et les bacs avant de découvrir la pâte. Travaille sans arracher de longs lambeaux. Découpe une portion, pèse-la et ajuste avant le boulage. Regroupe les petits compléments du côté qui sera fermé sous le pâton, plutôt que de les coller après finition sur la surface lisse.
Répète en limitant l’exposition de la masse. La régularité des portions rend les comparaisons de diamètre et de cuisson plus utiles. Deux pizzas de même diamètre avec des poids très différents n’ont pas la même charge de pâte par surface.
Contrôle du lot : note poids récupéré, quatre portions, reste et pertes. Le bilan des 1 000 g ne doit pas disparaître dans un arrondi. Ne transforme pas un petit reste en un cinquième pâton prétendument identique. Pour augmenter une recette, utilise un facteur multiplicatif sur tous les ingrédients.
6. Bouler : rassembler et fermer le pâton
Le boulage rassemble la portion, organise une enveloppe et ferme sa soudure. Il ne consiste pas à écraser tout le gaz ni à obtenir une balle dure. Recherche une surface continue avec une tension modérée. Une déchirure provoquée par trop de serrage n’est pas une preuve de force.
Le document décrit le façonnage manuel traditionnel par « mozzatura », qui rappelle le détachement d’une boule de mozzarella. Les gestes ci-dessous sont une décomposition pédagogique MPT ; ils ne constituent pas un nom de méthode imposé par le règlement.
Approfondissement : méthode de l’anneau
- Place la portion dans la main dominante.
- Forme un anneau avec le pouce et l’index de cette main.
- Avec les doigts de l’autre main, accompagne progressivement la pâte à travers l’anneau pour rassembler sa surface.
- Ferme délicatement la soudure restante ; ne tire pas jusqu’à déchirer.
- Dépose le pâton soudure dessous dans le bac et couvre.
Méthode principale : rassembler les rabats dessous
- Rabats les coins de la portion vers le dessous.
- Entrecroise les doigts et place la pâte dans les mains, rabats en bas.
- Rapproche les mains pour rassembler la masse en forme ovale.
- Fais pivoter la pâte d’un quart de tour et rassemble à nouveau pour obtenir une boule.
- Pince la soudure si nécessaire, puis dépose-la dessous.

Observe brièvement le dessous avant la mise en bac : pas de large ouverture ni de morceaux détachés. Le dessus reste lisse, sans peau arrachée. Si le pâton se relâche, ne conclus pas immédiatement que le boulage est mauvais : maturité, farine, température et développement interviennent aussi.
Place les pâtons avec assez d’espace pour leur évolution. Couvre soigneusement pour éviter le dessèchement. Ne rajoute pas d’eau sur la surface pour masquer une peau sèche : vérifie la protection et examine le pâton témoin. Si tu essaies les deux méthodes, garde portions et conditions identiques.
7. Apprêt — évolution des pâtons

Décider quoi faire si le pâton résiste, se déchire ou sèche
Tes repères d’apprêt : pâtons dans des caisses alimentaires, protégés du dessèchement. Ajuste cette seconde phase pour que le total pointage + manipulations + apprêt reste entre 12 et 24 h. Le règlement ne fixe pas 6–8 h d’apprêt : sa durée dépend des conditions, de la farine et de l’état de pâte. Le planning MPT illustratif vise 8 h après la fin du boulage, précédées de 12 h de pointage ; ajoute le temps des manipulations au total. Cette seconde phase se déroule après le boulage. Elle permet à la fermentation de continuer et à la pâte de retrouver une extensibilité compatible avec l’ouverture.
MPT te propose les contrôles suivants pour relier tes observations à l’état du pâton, sans te fier uniquement au chronomètre.
| Constat | Hypothèses à vérifier | Décision prudente |
|---|---|---|
| Pâton très résistant qui revient | Détente insuffisante, température, tension de boulage, farine | Ne pas forcer ; couvrir et réévaluer dans le cadre du planning |
| Surface sèche | Couverture, courant d’air, exposition | Corriger la protection des autres pâtons ; noter le défaut |
| Masse qui s’étale et se déchire facilement | Fermentation avancée, développement insuffisant, température ou farine | Ne pas promettre qu’un reboulage annule le problème |
| Pâton souple, cohérent, facile à prélever | État compatible avec une ouverture d’essai | Tester un pâton et relever le résultat |
Un test du doigt ou un nombre d’heures ne suffit pas à lui seul. Croise aspect, souplesse, température et comportement du premier pâton. N’ajoute ni farine ni eau dans le bac pour « rattraper » tout un lot sans mesurer. Pour organiser un service, prévois une fenêtre d’utilisation observée, pas un minuteur qui prétend dire que chaque pâton est prêt.
Production — constituer des lots traçables
Étiquette les bacs : heure de mélange, division, farine, température et destination de service. Garde un témoin par lot si cela s’intègre à ton organisation. Identifie ce qui change entre lots avant d’attribuer une différence à la levure. Les règles d’hygiène du lieu et les données des ingrédients restent applicables ; ce cours ne fixe pas une durée de conservation commerciale.
8. Ouvrir à la main — shaping

Prépare le four et les garnitures avant d’ouvrir. Une pâte déjà étirée ne doit pas attendre pendant que l’on cherche la pelle ou découpe le fromage. Le règlement demande le moins de farine de travail possible. La semoule est admise pour l’étalage au four si les résidus ne compromettent pas le goût : élimine l’excédent, qui peut jaunir et rendre le dessous amer. Aucun rouleau ni presse mécanique. Le schiaffo illustre la coordination soulèvement–extension–rotation ; le texte n’impose pas ce nom ni une vitesse.
- Prélever. Détache le pâton avec une spatule adaptée en préservant sa forme. Évite de le tirer par un seul bord.
- Poser. Commence par la soudure vers le haut. Farine légèrement le plan et le dessus si nécessaire.
- Presser au centre. Utilise les doigts, sans aplatir la couronne extérieure. Préserve une couronne extérieure sans l’écraser ; la largeur laissée libre n’est pas une hauteur de bord cuit prescrite.
- Répartir. Tourne le disque de 180° et répète pour réduire les zones épaisses sans percer le centre.
- Retourner. Replace la face lisse en haut et poursuis l’extension centrale jusqu’à environ 15–20 cm.
- Étendre. Soutiens le disque sur le dos des mains, éloigne doucement les mains et fais tourner par quarts de tour jusqu’au format visé, environ 30 cm.
- Contrôler. Pose le disque, vérifie sa mobilité, la continuité du bord et l’absence de centre translucide involontaire. Après cuisson, vise un bord régulier de 1–2 cm et un centre fin. Attention à une divergence interne du document : l’article 1 indique environ 2,5 mm ±10 %, tandis que le §2.2 donne 2,5–3 mm ±10 %. Le repère MPT retenu est 2,5 mm, commun aux deux descriptions ; ce n’est pas une épaisseur crue à mesurer au pied à coulisse.
Atelier vidéo MPT — de l’ouverture au schiaffo
Une démonstration décomposée de 3 min 31 s : observe le pré-étalage, les rotations, puis le transfert du disque d’une main à l’autre. Vidéo sans voix ni texte superposé aux gestes, avec un logo MPT fixe. Les explications et les repères restent disponibles sous la vidéo. Utilise la pause et le plein écran pour revoir chaque mouvement.
Montage pédagogique MPT, avec personnage et images modifiés par IA. Ce support accompagne la pratique ; il ne constitue pas une certification AVPN.
Revoir un geste
- Fleurage léger et manipulation sans tirer sur le bord.
- Répartir les pressions en préservant la couronne.
- Contrôler les deux faces sans écraser le bord.
- Répartir l’épaisseur et accompagner la détente.
- Observer l’appui, le transfert et la rotation avant d’accélérer.
- Rechercher la régularité, pas la vitesse.
Exercice MPT : sur un pâton d’essai, arrêter après chaque cycle. Contrôler la continuité du bord, la répartition de l’épaisseur et l’absence de déchirure. Si la résistance augmente, ne pas tirer plus fort : réexaminer la détente et l’état de la pâte. Le schiaffo est une manière de terminer l’ouverture, pas une étape à ajouter obligatoirement à l’étirement sur le dos des mains.

Le slap napolitain : un perfectionnement
Le schiaffo consiste en une ouverture par transfert rapide d’une main à l’autre avec rotation et retour sur le plan. Cette coordination sert à agrandir le disque et éliminer l’excès de farine. Commence par l’ouverture contrôlée avant d’essayer de gagner de la vitesse. Une image fixe ou une animation générée ne permet pas de valider ce geste avancé ; une démonstration réelle et une pratique observée restent nécessaires.
Si la pâte revient : ne force pas à 30 cm jusqu’à la rupture. Vérifie détente et état du pâton. Si elle perce : repère si le défaut est local ou généralisé. Une réparation locale peut modifier l’épaisseur ; note-la et évite de charger une zone fragile comme si elle était intacte.
9. Garnir ta Margherita

Le règlement donne, par Margherita : 60–80 g de tomate pelée, 80–100 g de mozzarella ou fior di latte, 6–7 g d’huile d’olive extra-vierge (tolérance +20 %), quelques feuilles de basilic et, facultativement, 5–7 g de fromage dur râpé. Pour notre exercice : 70 g de tomate, 90 g de fior di latte et 6,5 g d’huile. Ce sont des valeurs choisies dans les plages, pas une obligation de rester au milieu.
Préparer la tomate
Choisis des tomates pelées San Marzano AOP ou de type long Roma, selon les possibilités décrites. Concasse-les de préférence à la main et garde une texture répartissable, sans cuisson préalable pour en faire un concentré. Le texte admet aussi certains concassés mécaniques issus de tomates longues italiennes, sans autre traitement thermique ; vérifier la fiche du produit. Il exclut les tomates OGM ou traitées par rayonnements ionisants.
Sale la tomate avant montage : 10–12 g de sel par kg de tomates pelées, ou environ 7–10 g/kg pour les San Marzano déjà sapides. Pour 400 g, cela donne respectivement 4–4,8 g ou 2,8–4 g. Ne rajoute pas ensuite la même dose directement sur le disque. Note le produit utilisé et le dosage ; avec des tomates fraîches, le règlement prévoit un salage directement sur la pizza.
Préparer le fromage
Utilise une mozzarella ou un fior di latte aux caractéristiques adaptées et, pour une démarche AVPN professionnelle, compatibles avec les paramètres fournisseurs de l’Association. Coupe les petits formats en tranches ou demi-lunes, les grands formats et le fior di latte en bâtonnets peu épais. Égoutte au réfrigérateur dans un récipient alimentaire propre en respectant l’étiquetage ; pèse les 90 g prêts à garnir. Le document n’impose pas un égouttage d’une nuit.
- Répartis les 70 g de tomate au dos d’une cuillère du centre vers l’extérieur, sans écraser le bord.
- Distribue uniformément le fromage. Si tu choisis le fromage dur râpé facultatif, reste dans la plage de 5–7 g.
- Ajoute quelques feuilles de basilic ; les placer avant la mozzarella est autorisé pour les protéger de la chaleur.
- Verse les 6,5 g d’huile d’olive extra-vierge en spirale avant cuisson. Un ajout cru est admis pour le goût, sans transformer la garniture en excès d’huile.
- Contrôle la mobilité et enfourne sans attente prolongée.
Allergènes : blé/gluten dans la pâte, lait dans les fromages. Vérifie aussi les étiquettes et contaminations croisées. La tomate, le fromage et l’huile font partie du contrôle de produit ; une jolie image ne prouve pas leur conformité.
10. Enfourner, cuire et servir

Préchauffe suivant le four et sa notice. Une température affichée ne décrit pas simultanément la sole, la voûte et l’air. Mesure les zones accessibles avec un instrument adapté et note où tu mesures. Ne colle pas le thermomètre de pâte contre une sole brûlante ; un thermomètre infrarouge renseigne une surface, pas l’intérieur d’un aliment.
| Point contrôlé | Repère | Application |
|---|---|---|
| Sole | Environ 380–430 °C | Cuisson directement sur la sole, pas sur une plaque |
| Voûte | Environ 485 °C | Ne pas confondre avec la température de sole |
| Durée | 60–90 secondes | Contrôler toute la circonférence et le dessous |
| Four | Bois traditionnel ; gaz ou électrique admis sous conditions | Pour la marque AVPN, les modèles alternatifs doivent être approuvés et certifiés par l’Association |
Une consigne unique de 455 °C ne remplace pas ces deux mesures. Le préchauffage dépend du four et de sa stabilisation réelle, suivant sa notice. Un four domestique à 250–285 °C et une cuisson de plusieurs minutes sont une adaptation hors du protocole AVPN : ils sont retirés du déroulé principal et ne donnent pas une cuisson équivalente.
- Charger la pelle. Soutiens la pizza, évite les plis et assure-toi qu’elle se déplace avec un petit mouvement contrôlé. Une masse collée ne doit pas être arrachée au dernier moment.
- Déposer. Approche la pelle et retire-la d’un mouvement bref et maîtrisé. Garde mains et bras hors de la zone chaude.
- Observer la prise. Attends que la base puisse être manipulée sans se déformer. L’apparition des premières marques de coloration est un repère pour commencer les rotations.
- Tourner. Avec l’outil adapté, expose les côtés de manière régulière. Le règlement indique de la tourner en restant au même emplacement initial sur la sole pour éviter une zone plus chaude qui brûlerait le dessous.
- Vérifier. Inspecte bord et dessous, et pas seulement le fromage. Le temps du tableau est un repère ; de grandes zones noires ou une croûte sèche ne sont pas un objectif.
- Sortir et servir. Le texte prévoit quelques secondes à la bouche du four, puis le service sur assiette. Sers fraîchement cuit : consommation préférée dans les 10 minutes sur place et 20 minutes à emporter. Pour une vente sous ce référentiel, pas de congélation, surgélation ou conservation sous vide pour revendre ensuite. Pour l’exercice, conserve aussi une observation de coupe et de tenue après quelques minutes.
Comprendre l’expansion du bord
Le gaz présent et la vapeur contribuent à l’expansion pendant que la structure évolue sous la chaleur. Une animation qualitative peut montrer ce principe ; elle ne prédit ni un volume, ni un temps de cuisson. Les démonstrations réelles d’enfournement et de rotation ne sont pas encore produites.
À la coupe, examine la structure du bord et le centre sous la garniture. Distingue un centre souple, recherché dans ce style, d’une zone pâteuse insuffisamment cuite. Une poche de fromage fondu n’est pas une alvéole de pâte. Ne garantis pas la sécurité alimentaire à partir d’une photographie ou d’une coloration.
11. Diagnostiquer, s’exercer, progresser
Le premier objectif est la reproductibilité. Réalise deux pizzas témoins avec la même formule et le même montage avant de modifier un paramètre. Si tu changes simultanément farine, eau, temps et cuisson, tu compares deux procédés entiers : tu ne peux pas isoler une cause.
| Défaut | Vérifications | Essai ciblé |
|---|---|---|
| Bord peu développé | Pression sur le bord, état du pâton, four, développement | Préserver le bord sur un témoin en gardant le reste identique |
| Dessous brûlé, dessus pâle | Sole, farine résiduelle, équilibre thermique | Mesurer et corriger le transfert de chaleur plutôt que la levure |
| Centre humide | Égouttage, masse de sauce/fromage, épaisseur, cuisson | Comparer une préparation de garniture mieux contrôlée |
| Ouverture difficile | Température, détente, farine, tension et fermentation | Observer un pâton après une détente documentée |
| Pizza collée à la pelle | Attente, humidité, dessous, farinage | Raccourcir le montage et vérifier la mobilité avant chargement |
Quatre exercices corrigés
1. J’ai utilisé 367,8 g d’eau puis 50 g pour la levure. Où est l’erreur ?
Les 367,8 g sont toute l’eau de la recette. Tu as ajouté 50 g en trop : 417,8 ÷ 613,1 × 100 ≈ 68,15 % au lieu d’environ 60 %. Le mélange révisé disperse la levure directement dans l’eau de la cuve ; aucune réserve supplémentaire n’est prévue.
2. Je partage tout le lot en quatre. Combien pèse chaque portion ?
Avant pertes : 1 000 ÷ 4 = 250 g. Pèse la pâte réellement récupérée avant division ; tout résidu réduit ce rendement théorique.
3. Mon pointage dure 18 h et mon apprêt 8 h. Le total est-il 24 h ?
Non : 18 + 8 = 26 h avant même de compter les manipulations. Ce planning dépasse les 24 h maximum du règlement. Recompose le planning entier dans la fenêtre 12–24 h au lieu de traiter les deux phases séparément.
4. Mon fromage colore : puis-je sortir la pizza ?
Il faut aussi contrôler bord, dessous et prise de la base. La coloration du fromage seule ne décrit pas la cuisson de la pâte. Note les deux faces pour ajuster le four.
Journal de fournée
Aucun envoi à MPT. Ce stockage n’est pas une sauvegarde distante ; copie tes notes ailleurs avant de changer de navigateur.
Validation pratique personnelle
- Je peux fermer le bilan matière et identifier chaque masse.
- Je sais expliquer ce qui commande mon arrêt de pétrissage.
- Je sais distinguer pointage et apprêt et relever les conditions réelles.
- Je ferme le pâton sans déchirer et j’ouvre sans écraser le bord.
- Je documente deux cuissons et justifie un essai correctif.
Ces critères sont une autoévaluation, pas une certification professionnelle. Une formation de gestes gagne à être complétée par un retour d’un formateur qualifié.
Quand la pâte ne fait pas ce que tu attends
Ces fiches aident à choisir une action prudente. Elles ne permettent pas de diagnostiquer une fermentation à distance ni de garantir un rattrapage. Note l’état observé, l’heure et la température avant de modifier quelque chose.
Arrêter le pétrissage : comparer trois états
| Observation | Vérifier | Décision |
|---|---|---|
| Farine sèche, grumeaux, masse hétérogène | Fond du bol, ingrédients incorporés et masses prévues | Terminer l’incorporation, sans ajouter spontanément de farine ou d’eau. |
| Masse homogène, surface cohérente, étirement progressif | Souplesse, température, résistance au prélèvement | Croiser les observations et arrêter si l’état recherché est atteint. Noter durée et température. |
| Pâte qui s’échauffe, perd sa tenue ou se déchire davantage | Évolution depuis le début, intensité de travail, farine, température | Arrêter le travail pour examiner la situation. Ne pas prolonger uniquement pour réussir une membrane transparente. |
Le test de membrane est un indice complémentaire : ni une exigence AVPN autonome, ni une compétition de finesse. Compare tes prélèvements de façon douce et régulière.
Deux contrôles distincts : masse et pâton
Avant division : observe la masse sans tenter de l’ouvrir en disque. Relève sa température, sa tenue et l’évolution de sa surface, puis prépare la division et le boulage selon le planning documenté.
Après l’apprêt, avant ouverture : utilise la procédure suivante sur un seul pâton.
- Vérifie les conditions : heures réelles, température relevée, protection de la surface, tenue de pâte.
- Compare à l’observation précédente : note ce qui a changé. Ne remplace pas l’observation par « cela fait assez d’heures ».
- Teste un témoin : prélèvement puis premières pressions. Garde les autres pâtons couverts pendant le contrôle.
- Décide : poursuivre doucement si le témoin reste cohérent ; arrêter de forcer s’il résiste ou se déchire. Ne lance pas tout le lot pour respecter une heure annoncée.
| État observé | Maintenant | À noter pour le prochain essai |
|---|---|---|
| Souple, cohérent, prélèvement possible sans arrachement | Ouvrir un témoin lentement, puis examiner régularité et bord. | Température, heures, diamètre obtenu et résistance. |
| Très rétractile | Ne pas tirer plus fort. Protéger la pâte, vérifier température, détente et tension de boulage ; refaire un essai limité après une détente surveillée, sans dépasser aveuglément le planning global. | Heure des deux essais et changement observé. Aucun délai universel de rattrapage n’est promis. |
| Étalé, fragile, déchirure facile | Arrêter l’extension. Examiner fermentation, développement et manipulations ; ne pas rebouler tout le bac comme remède automatique. | Conditions du lot et moment où la tenue a changé. |
| Peau sèche | Vérifier la couverture des autres pâtons. Ne pas mouiller la surface pour masquer le défaut ; évaluer un témoin sans arracher la peau. | Exposition, couverture et courants d’air. |
Trois situations devant le four
La pizza ne glisse pas sur la pelle
Arrête-toi avant d’approcher la chaleur. Garde la pelle au poste de préparation. Cherche une zone collée, de l’humidité, une déchirure ou une attente excessive. Ne secoue pas violemment au-dessus du four. Si tu peux décoller délicatement la zone sans déchirer ni renverser la garniture, teste à nouveau la mobilité au poste froid. Sinon, abandonne l’enfournement de ce témoin plutôt que risquer une chute de garniture dans le four. Note la cause probable et raccourcis le temps entre montage et cuisson au prochain essai.
Dessous très foncé, dessus pâle
Vérifie la sole au même point de mesure, le fleurage résiduel et la chaleur reçue par le dessus. N’augmente pas automatiquement la sole. Ajuste le four conformément à sa notice et attends des conditions cohérentes avant le témoin suivant. Garde la garniture identique pour pouvoir comparer.
Le centre est humide
Observe séparément pâte et garniture à la coupe. Vérifie égouttage et masse du fromage, quantité de tomate, épaisseur du centre et cuisson. Choisis une seule modification pour la pizza suivante. Une coloration extérieure ou une photographie ne permet pas de conclure à la sécurité alimentaire.
Petit lexique utile
- Pointage
- Évolution de la pâte en masse avant division.
- Apprêt
- Évolution des pâtons après boulage, jusqu’à leur utilisation.
- Fleurage
- Petite quantité de farine ou semoule de travail pour limiter l’adhérence ; retirer l’excédent.
- Cornicione
- Bord de la pizza, préservé des pressions centrales pendant l’ouverture.
- Sole / voûte
- Surface de cuisson sous la pizza / partie supérieure du four : deux repères thermiques différents.
Atelier production — organiser un service d’essai de 12 pizzas
Objectif : vérifier que tu peux enchaîner douze pizzas avec des pesées régulières, un poste prêt et un four dont tu observes la récupération. Il s’agit d’un exercice de production, pas d’une formation complète à la gestion d’une pizzeria ni d’une validation sanitaire ou professionnelle.
Commence après une première fournée réussie à petite échelle. Choisis un service d’essai sans promesse de délai à des clients. Imprime cette fiche et remplis les cases au stylo : aucune information n’est envoyée à MPT.
1. Préparer les besoins, sans confondre pâte nette et pertes
- Pâte nette : 12 × 250 g = 3 000 g. Dans le calculateur des ingrédients, saisis 12 pâtons de 250 g.
- Tomate : 12 × 70 g = 840 g, avec le salage préparé selon la leçon.
- Fromage prêt à garnir : 12 × 90 g = 1 080 g, pesé après préparation et égouttage.
- Huile : 12 × 6,5 g = 78 g. Prévois également le basilic.
Ces besoins de garniture correspondent aux masses déposées. Ils ne prédisent pas le rendement d’une boîte de tomate ou d’un fromage avant égouttage. Mesure ce rendement avant de transformer les besoins en liste d’achat.
Calculer une perte, pas inventer une marge
Si une perte déjà mesurée représente la fraction p de la masse de pâte initiale, alors masse initiale = masse nette voulue ÷ (1 − p). Exemple pédagogique avec 2 % de perte : 3 000 ÷ 0,98 = 3 061,2245 g à préparer avant pertes. Ce 2 % n’est pas une recommandation : utilise tes mesures, ou indique « perte encore inconnue ».
Applique le facteur 3 061,2245 ÷ 3 000 à tous les ingrédients de la recette nette, pas seulement à l’eau ou à la farine. Ajouter simplement 2 % à 3 000 g donne 3 060 g : c’est une marge calculée sur le besoin net, pas la même convention qu’une perte de 2 % de la masse initiale.
Convention du lot : ____________________ · Perte mesurée : __________ · Masse initiale prévue : __________ g · Pâte effectivement récupérée : __________ g
2. Répartir le travail avant de commencer
| Poste | À préparer ou vérifier | Responsable / résultat |
|---|---|---|
| Pétrissage | Charge minimale et capacité utile selon la notice ; taille du lot ; un ou plusieurs lots identifiés. | ____________________ |
| Bacs | Nombre de bacs, nombre de pâtons par bac avec place pour leur évolution ; couvercles ; emplacement réellement disponible. | ____________________ |
| Suivi de pâte | Étiquette de lot, heures de mélange et boulage, températures relevées, contrôle d’un pâton témoin. | ____________________ |
| Garnitures | Tomate préparée, fromage égoutté, huile pesée ; petits approvisionnements du poste selon l’organisation de conservation applicable. | ____________________ |
| Ouverture et montage | Plan dégagé, balance, fleurage, corne, cuillère ; trajet vers le four libre. | ____________________ |
| Cuisson | Four installé et utilisé selon sa notice, sole contrôlée, pelle et outil de rotation prêts ; nombre de pizzas manipulables sans se gêner. | ____________________ |
| Observation et sortie | Chronomètre, fiche, assiettes ; observation du dessus et du dessous, puis de la coupe des témoins. | ____________________ |
Identifiants de lots et bacs : ____________________ · Nombre de personnes : __________ · Heure visée du début d’essai : __________
3. Enchaîner sans ouvrir les douze pizzas à l’avance
- Contrôle avant lancement. Vérifie le pâton témoin, les garnitures et la disponibilité du four. S’il reste un problème de tenue de pâte ou de matériel, traite-le avant de lancer la série.
- Numérote les pizzas de 1 à 12. Associe chaque numéro à un lot. Garde les pâtons non utilisés couverts ; ne prépare pas douze disques qui attendent sur le plan.
- Commence par un témoin. Ouvre, garnis, vérifie la mobilité, enfourne, observe et relève les temps. Contrôle le résultat avant de reproduire un défaut sur tout le lot.
- Mesure plusieurs cycles successifs. Note le retour du four aux conditions de cuisson visées, pas uniquement la sortie de la pizza précédente. Organise le montage suivant selon ce que le poste chaud peut réellement accepter.
- Avance au rythme observé. Une seule personne ne peut pas ouvrir, noter et tourner une pizza au même instant. Si le poste est saturé, ralentis le lancement plutôt que laisser attendre une pizza garnie.
- Consigne les écarts. Une pizza collée, un pâton résistant ou une sole qui récupère lentement sont des informations de capacité ; ne les masque pas dans la moyenne.
Une cuisson de 60–90 secondes ne donne pas une cadence de service. Le montage, le chargement, les rotations, la sortie, la récupération thermique et l’organisation des personnes interviennent. N’annonce pas un délai commercial à partir du seul temps passé au four.
4. Feuille de suivi à imprimer
Indique les heures avec les secondes si possible. « Sole » désigne la mesure de surface effectuée au point choisi avant enfournement, avec un instrument adapté ; conserve le même point de comparaison. Note le lot dans la colonne pizza.
| Pizza / lot | Début ouverture | Enfournement | Sortie | Sole avant cuisson | Anomalie / résultat |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 / ______ | ________ | ________ | ________ | ________ | ________________ |
| 2 / ______ | ________ | ________ | ________ | ________ | ________________ |
| 3 / ______ | ________ | ________ | ________ | ________ | ________________ |
| 4 / ______ | ________ | ________ | ________ | ________ | ________________ |
| 5 / ______ | ________ | ________ | ________ | ________ | ________________ |
| 6 / ______ | ________ | ________ | ________ | ________ | ________________ |
| 7 / ______ | ________ | ________ | ________ | ________ | ________________ |
| 8 / ______ | ________ | ________ | ________ | ________ | ________________ |
| 9 / ______ | ________ | ________ | ________ | ________ | ________________ |
| 10 / ______ | ________ | ________ | ________ | ________ | ________________ |
| 11 / ______ | ________ | ________ | ________ | ________ | ________________ |
| 12 / ______ | ________ | ________ | ________ | ________ | ________________ |
5. Lire la cadence et choisir une amélioration
Calcule la durée totale du service d’essai entre le début d’ouverture de la première pizza et la sortie de la dernière. Sur plusieurs pizzas successives, relève aussi les intervalles entre sorties. Une moyenne courte ne garantit pas une cadence soutenable plus longtemps.
Exemple de calcul, sans promesse de performance : si quatre sorties successives ont lieu à 19:00, 19:03, 19:07 et 19:10, les trois intervalles sont 3, 4 et 3 minutes. Leur moyenne est 10 ÷ 3 ≈ 3 min 20 s. Ce relevé ne démontre ni la durée nécessaire pour douze pizzas ni la capacité du four sur une heure.
- Durée totale observée : __________ · Pizzas au résultat satisfaisant : __________ / 12.
- Poste qui a limité l’enchaînement : ______________________________.
- Indices observés : attente de récupération du four / montage trop long / pâte difficile / autre : ______________________________.
- Une seule amélioration à tester au prochain essai : ______________________________.
- Conditions à conserver pour comparer : ______________________________.
Exercice réussi : les douze lignes sont renseignées, les écarts sont visibles et tu peux expliquer ce qui limite la cadence sans confondre vitesse et qualité. Rejoins la grille d’autoévaluation pour documenter les gestes encore à travailler. Cette fiche ne remplace pas les procédures d’hygiène, de conservation et de traçabilité applicables à une activité commerciale.
12. Bien utiliser ce cours MPT

MPT t’accompagne dans l’apprentissage des gestes et le suivi de tes fournées. Cette formation est indépendante : elle n’est ni affiliée à l’AVPN, ni certifiante AVPN.
Référentiel technique : règlement AVPN 2024, version française, recette mise à jour le 18 septembre 2026. Les proportions de la recette, le plafond de fermentation, les portions, les garnitures et les repères de cuisson ont été rectifiés. Les choix MPT — recette à environ 60 %, portions de 250 g, planning de 12 h + 8 h, plus les manipulations — sont des choix pédagogiques dans les plages du document, pas une recette unique imposée par l’Association.
Ce contrôle documentaire ne certifie pas ta pizza. La conformité effective dépend aussi des matières premières, du matériel, des conditions de travail et du résultat cuit. Pour l’usage professionnel de la marque, le document prévoit une demande et des contrôles AVPN, un travail en cycle continu dans l’établissement ou un laboratoire dédié, ainsi que des exigences de stockage. Seule l’Association peut accorder une dérogation : MPT ne peut ni l’accorder ni l’auto-déclarer.
Périmètre : Margherita napolitaine cuite au four. Les chapitres pizza frite, calzone et autres garnitures du règlement ne sont pas enseignés comme variantes dans ce cours. Les fiches fournisseurs détaillées et équivalences de farines annoncées en annexes ne figurent pas dans les 28 pages du PDF fourni ; elles restent à vérifier pour un dossier professionnel. La divergence 2,5 mm / 2,5–3 mm du centre est signalée dans la leçon d’ouverture.
Le texte du règlement comporte des explications générales sur digestion et maturation ; le cours n’en tire aucune promesse de santé ni de digestibilité individuelle. Les contrôles de pâte sont des repères de fabrication, pas une preuve sanitaire.
Les exercices et supports pédagogiques t’aident à observer et à progresser. Les illustrations générées montrent des principes ; elles ne prouvent pas une réussite expérimentale. Les températures, dosages et temps doivent être interprétés dans leur contexte. Aucun avis sanitaire, rendement garanti ou promesse de digestibilité n’est tiré d’une photo.
